{"id":20396,"date":"2014-10-02T12:46:00","date_gmt":"2014-10-02T10:46:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/blog\/non-classifiee\/cette-defaite-porte-les-graines-dune-victoire-future\/"},"modified":"2023-09-27T15:59:49","modified_gmt":"2023-09-27T13:59:49","slug":"cette-defaite-porte-les-graines-dune-victoire-future","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/blog\/article\/cette-defaite-porte-les-graines-dune-victoire-future\/","title":{"rendered":"Cette d\u00e9faite porte les graines d\u2019une victoire future"},"content":{"rendered":"<p>Pourtant ceux qui s\u2019attendaient \u00e0 voir les partisans de l\u2019ind\u00e9pendance abattus et qui esp\u00e9raient que la question de l\u2019ind\u00e9pendance serait r\u00e9gl\u00e9e pour au moins une g\u00e9n\u00e9ration ont \u00e9t\u00e9 vite d\u00e9\u00e7us. Cette d\u00e9faite porte les graines d\u2019une victoire future, pour au moins trois raisons. D\u2019abord, le d\u00e9roulement de la campagne. La participation a \u00e9t\u00e9 massive. Pas moins de 97% des \u00e9lecteurs potentiels se sont inscrits sur les listes \u00e9lectorales: 118.000 d\u2019entre eux&nbsp; l\u2019ont fait dans le mois pr\u00e9c\u00e9dant la fermeture des listes, le 2 septembre.<br \/>\nIls font partie de ce qu\u2019on appelait \u00ab&nbsp;le million manquant&nbsp;\u00bb, ceux et celles qui ne votaient jamais et n\u2019\u00e9taient souvent m\u00eame pas inscrits. Cette fois-ci, ils ont vot\u00e9&nbsp;: le taux de participation \u00e9tait de 84%. Il faut revenir \u00e0 1910 \u2013 avant le suffrage universel \u2013 pour trouver un taux sup\u00e9rieur. Beaucoup de ces nouveaux votants avaient \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9s et motiv\u00e9s par la campagne pour le oui, \u00e0 travers&nbsp; le porte-\u00e0-porte, les discussions individuelles, les r\u00e9unions publiques dans les salles de quartier, dans laquelle l\u2019aile radicale de la campagne a jou\u00e9 un r\u00f4le tr\u00e8s actif.<\/p>\n<h3><b>Un vote de classe<\/b><\/h3>\n<p>Deuxi\u00e8mement, un examen du vote conduit \u00e0 plusieurs conclusions. D\u2019abord, il s\u2019agit tr\u00e8s clairement d\u2019un vote de classe. Le scrutin a eu lieu dans 32 r\u00e9gions ou grandes villes. Le oui&nbsp; a \u00e9t\u00e9 majoritaire dans quatre d\u2019entre elles. Il s\u2019agit de Glasgow, Dundee, et deux r\u00e9gions proches de Glasgow. Ce sont des r\u00e9gions sociologiquement ouvri\u00e8res; ce sont les zones les plus d\u00e9favoris\u00e9es, avec les niveaux les plus \u00e9lev\u00e9s du ch\u00f4mage et de tous les indices de pauvret\u00e9. Ce sont aussi, historiquement et encore aujourd\u2019hui, des bastions du mouvement ouvrier.<br \/>\nLes informations dont on dispose actuellement montrent en plus que partout le vote pour l\u2019ind\u00e9pendance a \u00e9t\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9 dans les quartiers populaires. Ce sont aussi des zones qui ont \u00e9t\u00e9 domin\u00e9es depuis pr\u00e9s d\u2019un si\u00e8cle par le Parti travailliste bien que le <link http:\/\/www.snp.org\/ _blank>Parti national \u00e9cossais (SNP)<\/link>, qui dirige le gouvernement \u00e0 Edimbourg, ait fait des avanc\u00e9es ces derni\u00e8res ann\u00e9es. En revanche, les r\u00e9gions qui ont \u00e9t\u00e9 des bastions du SNP depuis les ann\u00e9es 1970, avec des populations plus mixtes, ont toutes vot\u00e9 non.<br \/>\nEnsuite, un sondage publi\u00e9 le 20 septembre a donn\u00e9 une s\u00e9rie d\u2019indications qui montrent les limites de la victoire do non. D\u2019abord, le oui a \u00e9t\u00e9 majoritaire dans toutes les classes d\u2019\u00e2ge sauf les 18-24 (48%), les 55-64 (43%) et les plus de 65 ans (27%). Le vote pour le oui \u00e9tait de 71% parmi les 16-17 ans, 59% pour les 25-34, 52-53% entre 35 et 54.<br \/>\nOn peut donc conclure que le r\u00e9sultat a \u00e9t\u00e9 plomb\u00e9 par le vote des \u00e9lecteurs les plus \u00e2g\u00e9s et que malgr\u00e9 la courte majorit\u00e9 pour le non chez les 18-24, le vote oui est globalement majoritaire parmi la population de moins de 55 ans. On peut respecter un tel r\u00e9sultat sur le plan arithm\u00e9tique. Politiquement il est tout sauf d\u00e9finitif.<\/p>\n<h3><b>La jeunesse majoritairement ind\u00e9pendantiste<\/b><\/h3>\n<p>Ceci est confirm\u00e9 par les motivations de ceux et celles qui ont vote oui et non. Pour les oui: 10% ont vot\u00e9 pour ne plus jamais avoir un gouvernement conservateur; 20% parce qu\u2019ils pensaient que l\u2019Ecosse ind\u00e9pendante aurait un meilleur avenir; 70% ont cit\u00e9 le principe que toutes les d\u00e9cisions concernant l\u2019Ecosse devraient \u00eatre prises en Ecosse.<br \/>\nCe dernier pourcentage est peut-\u00eatre le plus important du sondage. Ces 70% sont pour l\u2019ind\u00e9pendance pour la plus fondamentale des raisons: la d\u00e9mocratie, car la question nationale est au fond une question politique, d\u00e9mocratique. Evidemment pas dans l\u2019abstrait, car ceux qui ont vot\u00e9 oui ont tr\u00e8s clairement exprim\u00e9 leur opposition au n\u00e9olib\u00e9ralisme et \u00e0 la guerre, pour la justice sociale et la redistribution des richesses.<br \/>\nLes chiffres correspondant pour le non sont aussi int\u00e9ressants. 47% ont \u00e9t\u00e9 motiv\u00e9 par les risques de l\u2019ind\u00e9pendance. C\u2019est le solde de ce que le responsables de la campagne du non ont apparemment appel\u00e9 entre eux le \u00abprojet peur\u00bb: un vote pour l\u2019ind\u00e9pendance mettrait en danger l\u2019emploi, les retraites, les prix allaient augmenter, on ne serait pas admis dans l\u2019Union europ\u00e9enne, les Anglais n\u2019accepteraient pas l\u2019union mon\u00e9taire, le p\u00e9trole de la Mer du Nord sera bient\u00f4t \u00e9puis\u00e9. La plupart de ces craintes se seraient r\u00e9v\u00e9l\u00e9es soit sans fondement, soit exag\u00e9r\u00e9es si le oui avait gagn\u00e9.<br \/>\nMais elles \u00e9taient diffus\u00e9es assidument par les partis unionistes, les m\u00e9dia et les chefs d\u2019entreprises. Certains patrons ont \u00e9crit \u00e0 tous leurs salari\u00e9s pour leur dire de voter non \u2013 une pratique qui a \u00e9t\u00e9 justifi\u00e9e par un d\u00e9put\u00e9 travailliste le soir des r\u00e9sultats. 20% ont vot\u00e9 non parce qu\u2019ils croyaient \u00e0 la promesse de davantage de pouvoirs pour le Parlement \u00e9cossais. Les partis unionistes ont parl\u00e9 d\u2019un serment (\u00abvow\u00bb)&nbsp;; l\u2019augmentation des pouvoirs serait sure et certaine. Malheureusement, les pouvoirs en question n\u2019\u00e9taient jamais pr\u00e9cis\u00e9s, les trois partis unionistes (1) n\u2019\u00e9tant m\u00eame pas d\u2019accord entre eux.<\/p>\n<h3><b>Promesses d\u2019Albion\u2026<\/b><\/h3>\n<p>Et seulement 27% ont vot\u00e9 par attachement au Royaume-Uni. Ces chiffres confirment ce que tout le monde aurait d\u00fb d\u00e9j\u00e0 savoir: les motivations des partisans de l\u2019ind\u00e9pendance sont plus solidement ancr\u00e9es que celles des opposants.<br \/>\nLa troisi\u00e8me raison pour douter de la solidit\u00e9 du verdict du 18 septembre se trouve dans ce qui se passe depuis. Car ce qui se passe est \u00e9tonnant. Les gens affluent vers les partis ind\u00e9pendantistes, qui connaissent tous une vague d\u2019adh\u00e9sions. Le SNP a doubl\u00e9 ses effectifs en quatre jours, passant la barre des 50.000. Le <link http:\/\/www.scottishgreens.org.uk\/ _blank>Parti vert<\/link> passe de 2.000 \u00e0 5.000 adh\u00e9rents. Le <link http:\/\/www.scottishsocialistparty.org\/ _blank>Parti socialiste \u00e9cossais (SSP)<\/link> gagne 2.500 adh\u00e9rents.<br \/>\nQuant \u00e0 la <link http:\/\/radicalindependence.org\/ _blank>Campagne pour une ind\u00e9pendance radicale (RIC)<\/link>, qui f\u00e9d\u00e8re les partis et courants de gauche et beaucoup de non-encart\u00e9s, elle a re\u00e7u au moins 7.000 demandes d\u2019inscription pour sa prochaine conf\u00e9rence en novembre. A titre de comparaison, ses deux conf\u00e9rences pr\u00e9c\u00e9dentes, en 2012 et 2013, ont r\u00e9uni entre 900 et 1.000 participants, ce qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 consid\u00e9r\u00e9 comme un succ\u00e8s (2).<br \/>\nLes gens qui s\u2019engagent aujourd\u2019hui le font \u00e9videmment pour continuer le combat, parce que rien n\u2019a \u00e9t\u00e9 r\u00e9gl\u00e9. Pour se battre afin d\u2019extraire le maximum de pouvoirs de Westminster. Pour remettre l\u2019ind\u00e9pendance \u00e0 l\u2019ordre du jour le plus t\u00f4t possible. Le sondage d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9 a aussi demand\u00e9 aux gens combien de temps ce r\u00e9sultat tiendra. Parmi les partisans du oui 45% ont dit cinq ans, 16% dix ans.<\/p>\n<h3><b>Victoire \u00e0 la Pyrrhus pour les unionistes<\/b><\/h3>\n<p>Ironiquement donc, les grands vainqueurs du scrutin sont les partis qui ont perdu. Et qui sera le grand perdant&nbsp;? Il n\u2019y a qu\u2019un seul candidat. Les partis conservateurs et lib\u00e9ral-d\u00e9mocrate sont des quantit\u00e9s assez n\u00e9gligeables en Ecosse. Le grand perdant risque d\u2019\u00eatre le Parti travailliste. Dans la campagne du non (<link http:\/\/www.bettertogether.net\/page\/content\/thank-you _blank>\u00ab&nbsp;Better Together&nbsp;\u00bb<\/link>), il a jou\u00e9 le r\u00f4le central, notamment par l\u2019intervention de l\u2019ancien premier ministre Gordon Brown, celui qui a invent\u00e9 le \u00abserment\u00bb dans les 15 derniers jours de la campagne quand&nbsp; les partisans du non paniquaient devant la perspective que le oui passe.<br \/>\nMais pour les travaillistes, leur victoire risque d\u2019\u00eatre \u00e0 la Pyrrhus.&nbsp; Pour commencer, 37% des \u00e9lecteurs de ce parti farouchement unioniste ont vot\u00e9 pour l\u2019ind\u00e9pendance. Et il semble bien, ce sera \u00e0 confirmer, qu\u2019il y a un processus inverse de ce qui se passe parmi les partis ind\u00e9pendantistes, que les gens commencent \u00e0 quitter le parti. Dans la gauche du mouvement pour l\u2019ind\u00e9pendance, il y a un fort rejet de Labour. Personne \u00e0 gauche ne penserait \u00e0 accuser les conservateurs d\u2019avoir trahi, ce sont les ennemis de toujours.<br \/>\nMais le Parti travailliste aura des comptes \u00e0 rendre. Il y aura sans doute des changements dans sa direction; il est plus que douteux que cela suffise. L\u2019\u00e9lectorat populaire a commenc\u00e9 \u00e0 d\u00e9serter le Parti travailliste avec l\u2019exp\u00e9rience des gouvernements entre 1997 et 2010 et ceux \u00e0 Edimbourg de 1999 \u00e0 2007. L\u2019exp\u00e9rience du r\u00e9f\u00e9rendum peut acc\u00e9l\u00e9rer et amplifier le processus.<\/p>\n<h3><b>Les travaillistes auront des comptes \u00e0 rendre<\/b><\/h3>\n<p>Comment appr\u00e9cier la situation aujourd\u2019hui&nbsp;? Si on la compare aux espoirs du 18 septembre, c\u2019est une d\u00e9ception. Si on la compare \u00e0 la situation au d\u00e9but de la campagne pour le r\u00e9f\u00e9rendum, c\u2019est un \u00e9norme progr\u00e8s. Pas tout \u00e0 fait assez, mais \u00e9norme quand m\u00eame. Comme nous l\u2019avons vu, la victoire du non est pass\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 des peurs faites de toutes pi\u00e8ces et des promesses dont on n\u2019a pas encore vu la couleur. En 2012, Cameron pensait gagner par au moins 70-30. Erreur funeste, il a failli perdre.<br \/>\nEnsuite, nous avons assist\u00e9 \u00e0 une mobilisation et une politisation en profondeur de la soci\u00e9t\u00e9, qui a touch\u00e9 surtout ceux qui ne faisaient pas de politique, qui a \u00e9veill\u00e9 les couches populaires. Gageons que ce g\u00e9nie n\u2019est pas pr\u00eat \u00e0 rentrer dans la bouteille. Par ailleurs, aucun secteur de la population n\u2019a \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9 par ce mouvement.<br \/>\nComme les citoyens de l\u2019Union europ\u00e9enne r\u00e9sidant en Ecosse ont pu voter, nous avons vu, entre autres, les \u00ab&nbsp;Polonais pour l\u2019ind\u00e9pendance&nbsp;\u00bb. Et aussi les Femmes pour l\u2019ind\u00e9pendance, bien \u00e0 gauche, les Asiatiques \u00e9cossais pour l\u2019ind\u00e9pendance et, last but not least, \u00ables Ecossais anglais (sic) pour l\u2019ind\u00e9pendance&nbsp;\u00bb. Il para\u00eet d\u2019ailleurs que la majorit\u00e9 de la communaut\u00e9 d\u2019origine pakistanaise et environ un quart des Anglais vivant en Ecosse auraient vot\u00e9 oui.<\/p>\n<h3><b>Un nouveau r\u00e9f\u00e9rendum dans cinq ans?<\/b><\/h3>\n<p>Les forces ind\u00e9pendantistes affrontent le bras de fer avec Londres dans un bon rapport de forces. Alex Salmond a d\u00e9missionn\u00e9 comme premier ministre et comme leader du SNP. Personne ne lui demandait de le faire, son bilan \u00e9tait plus que bon. Il l\u2019a fait pour passer la main \u00e0 celle qui est presque certaine de lui succ\u00e9der, sa tr\u00e8s capable adjointe, <link http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Nicola_Sturgeon _blank>Nicola Sturgeon<\/link>.<br \/>\nDans sa premi\u00e8re interview apr\u00e8s l\u2019annonce de sa candidature \u00e0 la succession, elle a refus\u00e9 d\u2019exclure un nouveau r\u00e9f\u00e9rendum dans les cinq ans \u00e0 venir si Londres n\u2019accorde pas suffisamment de pouvoirs \u00e0 l\u2019Ecosse. Voil\u00e0 la perfide Albion pr\u00e9venu. Quant \u00e0 Salmond, il ne prend pas sa retraite: il continuera \u00e0&nbsp; si\u00e9ger au Parlement et il restera une force.<br \/>\nOn esp\u00e8re que tout le monde hors de l\u2019Ecosse l\u2019aura maintenant compris: ce mouvement pour l\u2019ind\u00e9pendance de l\u2019Ecosse n\u2019est pas bas\u00e9 sur un nationalisme \u00e9troit, n\u2019est m\u00eame pas nationaliste du tout pour une grande partie de ses participants. Il n\u2019est pas anti-anglais, il est pour la d\u00e9mocratie, la justice sociale, pour une nouvelle soci\u00e9t\u00e9, contre la guerre. Il est majoritairement de gauche.<br \/>\nCe caract\u00e8re de gauche n\u2019a rien d\u2019automatique. Il est le r\u00e9sultat d\u2019\u00e9volutions depuis 30 ans. D\u2019abord, il y a eu un changement de direction au sein du SNP dans les ann\u00e9es 80-90 avec l\u2019arriv\u00e9e d\u2019une \u00e9quipe, personnifi\u00e9e par Salmond, devenu leader en 1990, qui voulait d\u00e9passer le Parti travailliste sur sa gauche et gagner ses \u00e9lecteurs \u00e0 la cause ind\u00e9pendantiste.<br \/>\nIl faut dire que le SNP a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rablement aid\u00e9 par l\u2019\u00e9volution du New Labour blairiste. Ensuite, la gauche radicale en Ecosse a r\u00e9ussi dans les ann\u00e9es 80-90 \u00e0 d\u00e9passer un discours id\u00e9ologique st\u00e9rile qui expliquait qu\u2019il fallait \u00eatre contre l\u2019ind\u00e9pendance pour ne pas diviser la classe ouvri\u00e8re britannique. Elle a commenc\u00e9e \u00e0 soutenir l\u2019ind\u00e9pendance en lui donnant un contenu socialiste.<br \/>\nCette \u00e9volution \u00e9tait d\u00e9cisive, parce qu\u2019il y a une place \u00e0 occuper \u00e0 gauche du SNP. Elle a \u00e9t\u00e9 occup\u00e9e entre 1999 et 2007 par le Scottish Socialist Party (SSP), avant la crise qui a frapp\u00e9 ce parti et dont il semble aujourd\u2019hui se remettre. Mais cet espace existe encore et il a \u00e9t\u00e9 occup\u00e9 pendant la campagne par la RIC, le SSP, les Verts et par des mouvements comme <link http:\/\/www.womenforindependence.org\/ _blank>Femmes pour l\u2019ind\u00e9pendance<\/link>.<br \/>\n<b>De nouveaux espaces \u00e0 gauche<\/b><br \/>\nCette gauche radicale a un r\u00f4le important \u00e0 jouer. Car si le SNP est bien \u00e0 gauche du Labour, il reste un parti de centre-gauche, social-d\u00e9mocrate. Ce qui n\u2019est pas, dans la situation actuelle, la pire des choses. Cela a rendu possible que les Verts et le SSP participe \u00e0 la campagne \u00ab&nbsp;officielle&nbsp;\u00bb pour le oui (\u00abYes Scotland\u00bb), dirig\u00e9e par le SSP, tout en participant \u00e0 la RIC.<br \/>\nLe SNP est relativement progressiste sur le plan social, mais il ne conteste pas le capitalisme, ni en Ecosse ni au niveau international. Au d\u00e9but de la campagne, Salmond a donn\u00e9 quelques gages \u2013 par exemple en proposant de garder la Reine comme chef d\u2019Etat et en abandonnant l\u2019opposition de toujours du SNP \u00e0 l\u2019OTAN. Cette derni\u00e8re d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 prise par une courte majorit\u00e9 au congr\u00e8s du SNP. Elle a co\u00fbt\u00e9 la d\u00e9mission du parti de deux de ses d\u00e9put\u00e9s; un troisi\u00e8me vient de les rejoindre en expliquant qu\u2019il avait attendu la fin de la campagne.<br \/>\nAujourd\u2019hui, certains de ceux qui rentrent au SNP le font avec l\u2019intention de le faire \u00e9voluer \u00e0 gauche. On peut leur souhaiter bonne chance, il y a d\u00e9j\u00e0 une gauche dans le SNP. Mais il semble plus important aujourd\u2019hui de cr\u00e9er une force politique \u00e0 gauche du SNP, une force anticapitaliste et ind\u00e9pendantiste, une gauche radicale qui se bat pour la r\u00e9publique et pour le socialisme.<br \/>\nLes \u00e9l\u00e9ments de cette gauche existent d\u00e9j\u00e0 et ils ont beaucoup contribu\u00e9 \u00e0 la campagne pour le oui. Aujourd\u2019hui, il s\u2019agit de les r\u00e9unir, de les structurer pour affronter les nouveaux d\u00e9fis. Suite au r\u00e9f\u00e9rendum, l\u2019audience pour les id\u00e9es de cette gauche radicale s\u2019est consid\u00e9rablement \u00e9largie. C\u2019est une occasion \u00e0saisir des deux mains.<\/p>\n<p>(1) Il s\u2019agit du Parti conservateur, du Parti lib\u00e9ral-d\u00e9mocrate et du Parti travailliste. Les deux premiers forment le gouvernement de coalition \u00e0 Londres. Les trois partis sont dans l\u2019opposition au gouvernement SNP \u00e0 Edimbourg.<br \/>\n(2) Ces chiffres sont approximatifs. Ils \u00e9taient aussi exacts que possible quand cet article a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit, ils sont susceptibles d\u2019\u00eatre rapidement d\u00e9pass\u00e9s. C\u2019est un signe des temps en Ecosse.<\/p>\n<p style=\"font-size: 10px;\">Traduction: <link http:\/\/www.goosch.lu\/accueil\/>http:\/\/www.goosch.lu\/accueil\/<\/link><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s une campagne qui  aura dur\u00e9 deux ans, l\u2019Ecosse a vot\u00e9 le 18 septembre pour ou contre l\u2019ind\u00e9pendance \u2013 oui ou non. Et c\u2019est le non qui l\u2019a emport\u00e9. C\u2019\u00e9tait donc une victoire pour l\u2019establishment politique britannique et une d\u00e9faite pour les forces de l\u2019ind\u00e9pendance. Et en bons d\u00e9mocrates, les vaincus ont accept\u00e9 le verdict des urnes.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[61],"tags":[],"class_list":["post-20396","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-article","person-murray-smith-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20396","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=20396"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20396\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":26783,"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20396\/revisions\/26783"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20396"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=20396"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=20396"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}