{"id":20534,"date":"2015-03-18T11:25:00","date_gmt":"2015-03-18T10:25:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/blog\/non-classifiee\/reorientation-de-leurope-pour-une-politique-industrielle-sociale-et-ecologique-commune-en-europe\/"},"modified":"2023-09-27T16:00:25","modified_gmt":"2023-09-27T14:00:25","slug":"reorientation-de-leurope-pour-une-politique-industrielle-sociale-et-ecologique-commune-en-europe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/blog\/article\/reorientation-de-leurope-pour-une-politique-industrielle-sociale-et-ecologique-commune-en-europe\/","title":{"rendered":"R\u00e9orientation de l\u2019Europe Pour une politique industrielle sociale et \u00e9cologique commune en Europe"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019Europe continue d\u2019\u00eatre embourb\u00e9e dans la crise. Depuis la grande crise de 2007, la mollesse de la croissance \u00e9conomique a entra\u00een\u00e9 la perte de millions de postes de travail, le gonflement de l\u2019endettement public et priv\u00e9, la progression des in\u00e9galit\u00e9s dans la distribution des revenus et des richesses dans les pays membres, ainsi que des diff\u00e9rences grandissantes entre les niveaux de d\u00e9veloppement des pays membres.<br \/>\nEntretemps, la crise s\u2019est propag\u00e9e aux syst\u00e8mes des partis politiques nationaux et \u00e0 l\u2019espace politique : les partis euro-critiques et nationalistes gagnent du terrain. En Grande Bretagne, l\u2019UKIP, parti populiste de droite, contribue \u00e0 faire monter la pression en faveur de la sortie du pays de l\u2019UE. A l\u2019exception de l\u2019Allemagne, les pays de la zone Euro voient s\u2019acc\u00e9l\u00e9rer la chute de leur d\u00e9veloppement industriel et de leur croissance \u00e9conomique. Les mauvaises \u00e9volutions \u00e9conomiques en Europe et dans la zone Euro, ainsi que le risqu\u00e9 important de basculer dans la r\u00e9cession, mettent de plus en plus fortement en question l\u2019existence de l\u2019Union Europ\u00e9enne. Les r\u00e9formes structurelles n\u00e9olib\u00e9rales &#8212; flexibilisation des march\u00e9s du travail et d\u00e9montage continu des conqu\u00eates sociales &#8212; renforcent les tendances \u00e0 la stagnation \u00e9conomique et aiguisent les conflits sociaux. Elles n\u2019apportent aucune r\u00e9ponse aux d\u00e9fis \u00e9cologiques pressants.<br \/>\nDans la cr\u00e9ation industrielle et dans le commerce mondial, la part des Etats europ\u00e9ens a tr\u00e8s nettement recul\u00e9. Cela se traduit par le taux extr\u00eamement \u00e9lev\u00e9 du ch\u00f4mage dans l\u2019espace \u00e9conomique et mon\u00e9taire europ\u00e9en. De m\u00eame, la perte en valeur et en substance subie par les infrastructures publiques et le capital priv\u00e9, ainsi que la diminution des investissements directs sont le reflet de la restructuration globale des forces actives au sein des cha\u00eenes de cr\u00e9ation de valeur. Les investissements \u00e0 l\u2019\u00e9tranger ont comme but d\u2019ouvrir des march\u00e9s strat\u00e9giques m\u00eame si la plus grande partie des investissements continue de s\u2019effectuer au niveau national. Il est grand temps de lib\u00e9rer les potentiels de d\u00e9veloppement du march\u00e9 intra-europ\u00e9en. A cet effet, il faut absolument changer de politique et rompre radicalement avec les r\u00e9formes structurelles n\u00e9olib\u00e9rales.<br \/>\n<b>Un changement politique en faveur d\u2019investissements dans les infrastructures, dans la production soutenable et dans la cr\u00e9ation d\u2019emplois de qualit\u00e9 est une n\u00e9cessit\u00e9 urgente !<\/b><br \/>\nOr, la politique europ\u00e9enne fait du surplace. Dans le budget de l\u2019UE, les chefs des gouvernements du Conseil Europ\u00e9en restent bloqu\u00e9s sur leurs positions : c\u2019est surtout la Grande-Bretagne qui s\u2019oppose \u00e0 tout \u00e9largissement des moyens financiers pour le budget de 2015. L\u2019Allemagne se refuse \u00e0 mettre \u00e0 disposition les milliards inutilis\u00e9s pr\u00e9sents dans le Fonds de sauvetage MES. De ce fait, le financement des investissements urgents et une lutte \u00e9nergique contre le ch\u00f4mage de masse se voient davantage restreints.<br \/>\nMalgr\u00e9 ces circonstances d\u00e9favorables, il est urgent que la Commission Europ\u00e9enne fasse suivre par des actes ses paroles sur la stimulation de la croissance et le renforcement de l\u2019industrie. Il est important de r\u00e9duire les in\u00e9galit\u00e9s de revenus et de biens, de mettre en place une r\u00e9gulation de qualit\u00e9 nouvelle. Par des investissements publics dans l\u2019espace \u00e9conomique europ\u00e9en, on pourrait abolir les asym\u00e9tries actuelles et peser en faveur de nouvelles structures \u00e9conomiques. Il est n\u00e9cessaire de vaincre la crise en Europe en utilisant des moyens socialement et \u00e9cologiquement durables. A cet effet, il faut am\u00e9liorer l\u2019implication de tous les pays membres dans le \u00ab R\u00e9seau productif Europe \u00bb, construire des r\u00e9seaux industriels en Europe et les orienter vers de nouveaux objectifs de d\u00e9veloppement.<br \/>\nUne politique industrielle pan-europ\u00e9enne pourrait r\u00e9duire les d\u00e9s\u00e9quilibres entre les Etats et les r\u00e9gions de l\u2019UE, en concentrant ses initiatives sur les r\u00e9gions les plus faibles. La production industrielle de l\u2019UE se concentre essentiellement en Allemagne (30%), en Italie, en France, en Espagne et en Grande- Bretagne (environ 40% pour l\u2019ensemble de ces pays). Les 30% restants se r\u00e9partissent entre les autres 23 Etats membres de l\u2019UE.<br \/>\nLa situation actuelle d\u00e9montre l\u2019incapacit\u00e9 politique \u00e0 organiser un d\u00e9veloppement \u00e9conomique, qui assure l\u2019existence de la majorit\u00e9 de la population au moyen d\u2019un travail salari\u00e9 de qualit\u00e9 et des prestations sociales d\u2019un montant suffisant.<br \/>\nNous assistons quotidiennement aux d\u00e9vastations n\u00e9olib\u00e9rales : le ch\u00f4mage en Europe bat constamment de nouveaux records ; dans les pays frapp\u00e9s par la crise, le ch\u00f4mage des jeunes d\u00e9nie \u00e0 une g\u00e9n\u00e9ration enti\u00e8re le droit d\u2019aspirer \u00e0 un avenir humainement digne. Les taux les plus \u00e9lev\u00e9s se trouvent en Espagne (53,5%), en Gr\u00e8ce (49,8%), en Croatie (45,5%) et en Italie (43,9%). Plus d\u2019un quart des habitants de l\u2019Europe (125 millions) vit dans la pauvret\u00e9 ou sous la menace de la pauvret\u00e9. M\u00eame pas la moiti\u00e9 des Europ\u00e9ens occupent un emploi \u00e0 dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e et pay\u00e9 au taux l\u00e9gal. La pr\u00e9carit\u00e9 fraie son chemin \u00e0 travers les soci\u00e9t\u00e9s.<br \/>\nCela m\u00e8ne \u00e0 un m\u00e9contentement social croissant et justifi\u00e9. Toutefois, dans la crise, la r\u00e9sistance grandit elle aussi. En Gr\u00e8ce le succ\u00e8s \u00e9lectoral de Syriza a ouvert la possibilit\u00e9 d\u2019un changement \u00e9conomique et politique du pays, mais aussi de l\u2019ensemble de la zone Euro.<br \/>\nLa gestion de la crise appliqu\u00e9e jusqu\u2019alors par la Tro\u00efka \u2013 form\u00e9e par la BCE, la Commission Europ\u00e9enne et le FMI \u2013 n\u2019a pas r\u00e9solu les probl\u00e8mes sociaux et \u00e9conomiques, mais, par son orientation unilat\u00e9rale sur l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 et sur la stabilit\u00e9 mon\u00e9taire, elle les a fortement aggrav\u00e9s.<br \/>\nLa crise de la dette des Etats concern\u00e9s a des causes politiques et \u00e9conomiques et n\u2019est pas le r\u00e9sultat d\u2019une politique irresponsable en mati\u00e8re fiscale et de d\u00e9penses publiques. Cela ressort nettement de la lecture de l\u2019\u00e9volution des niveaux d\u2019endettement, qui sont mont\u00e9s en fl\u00e8che \u00e0 partir de 2008, notamment suite aux \u00ab sauvetages des banques. La crise de la dette ne pourra donc \u00eatre r\u00e9solue que par une am\u00e9lioration des bases \u00e9conomiques et par un changement politique fondamental. Les politiques mon\u00e9taires et financi\u00e8res ne suffiront pas \u00e0 elles seules \u00e0 surmonter la crise.<br \/>\nDepuis des ann\u00e9es, les \u00e9conomies nationales de l\u2019UE sont frapp\u00e9es par la progression de la d\u00e9sindustrialisation que la crise actuelle aggrave avec parfois des r\u00e9percussions tragiques. Ce n\u2019est pas seulement la Gr\u00e8ce qui a souffert de l\u2019effondrement de cha\u00eenes de cr\u00e9ation de valeurs et de la disparition d\u2019industries et de r\u00e9seaux productifs. Le d\u00e9clin du secteur industriel de transformation r\u00e9tr\u00e9cit la base de la cr\u00e9ation de valeurs, d\u00e9truit les employs qualifi\u00e9s et conduit \u00e0 la d\u00e9pendance croissante \u00e0 l\u2019\u00e9gard des importations. Les promesses qui ont accompagn\u00e9 le renforcement du secteur des services et la lib\u00e9ralisation du secteur financier n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 tenues.<br \/>\nPour rompre avec cette tendance fatale, perceptible depuis un certain temps d\u00e9j\u00e0, la politique mon\u00e9taire doit \u00eatre accompagn\u00e9e par une politique budg\u00e9taire qui stimule la demande. Ce n\u2019est qu\u2019en renfor\u00e7ant les investissements publics et la demande que l\u2019on peut compter sur une r\u00e9animation de la vie \u00e9conomique, la politique mon\u00e9taire conservant son efficacit\u00e9. En outre, un effet de soutien pourrait \u00eatre exerc\u00e9 par une \u00e9volution salariale qui, au niveau de la zone Euro, contribuerait \u00e0 r\u00e9orienter le taux d\u2019inflation dans la direction voulue, \u00e0 savoir la stabilisation des prix. La BCE tente, par sa politique mon\u00e9taire expansive, de s\u2019opposer \u00e0 une spirale d\u00e9flationniste.<br \/>\nPar le renforcement de la demande dans toute l\u2019Europe, le passage vers une politique structurelle, sociale et \u00e9cologiquement durable peut r\u00e9ussir.<br \/>\nL\u2019Europe a besoin d\u2019un renouvellement de sa base industrielle et d\u2019une nouvelle division du travail. En ayant recours aux technologies modernes (Industrie 4.0) et aux cha\u00eenes de cr\u00e9ation de valeurs du futur, il faudra faire \u00e9merger au sein de notre continent une transformation structurelle sociale et \u00e9cologique, qui mettra fin au ch\u00f4mage actuel et offrira de bonnes conditions de travail, notamment aux generations futures. Cet enjeu est en cours de discussion, surtout en Europe du Sud, sous les concepts \u00ab reconstruction et transformation productives \u00bb. Par endroits, il est possible de s\u2019appuyer sur des traditions et des structures \u00e9conomiques d\u00e9j\u00e0 existantes.<br \/>\nDepuis 2008, la production industrielle a recul\u00e9 presque partout en Europe et la polarisation s\u2019est accrue. A l\u2019exception de la Pologne, o\u00f9 elle a augment\u00e9 de 18% entre 2008 et 2013, ce n\u2019est qu\u2019en Allemagne, en Autriche, aux Pays-Bas et en Irlande que la production industrielle a regagn\u00e9 son niveau d\u2019avant la crise.<br \/>\nDans ce contexte, la Commission Europ\u00e9enne s\u2019est fix\u00e9e comme objectif de revenir, dans les Etats membres, aux 20% comme part de l\u2019industrie dans la creation globale de valeur. Juncker, le Pr\u00e9sident de la Commission europ\u00e9enne, a pr\u00e9sent\u00e9 un programme d\u2019investissement stimul\u00e9 par des contributions publiques et s\u2019\u00e9levant \u00e0 315 milliards d\u2019Euros jusqu\u2019en 2017 qui se veut une contribution \u00e0 la sortie de crise. Ces fonds devraient provenir en majeure partie de l\u2019\u00e9conomie priv\u00e9e, les crit\u00e8res requis pour les projets n\u2019\u00e9tant pas encore nettement d\u00e9finis. La Conf\u00e9d\u00e9ration Europ\u00e9enne des Syndicats (CES), qui a pr\u00e9sent\u00e9 \u00e9galement une proposition de plan de reconstruction europ\u00e9enne, est sceptique. Car, m\u00eame si cette somme peut \u00eatre r\u00e9unie, elle ne compenserait que 40% de la r\u00e9duction subie en mati\u00e8re d\u2019investissements depuis le d\u00e9but de crise. C\u2019est pourquoi la CES estime qu\u2019il est n\u00e9cessaire d\u2019augmenter le montant de ces investissements de plus du double chaque ann\u00e9e, non seulement jusqu\u2019en 2017, mais jusqu\u2019en 2020.<br \/>\nLa liste des projets \u00e0 soutenir que les Etats membres ont pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 Bruxelles laisse sceptique. Ni la dimension sociale et \u00e9cologique, ni la dimension europ\u00e9enne ne semblent avoir \u00e9t\u00e9 prises en consid\u00e9ration pour le choix de ces projets. Les egoisms \u00e9conomiques, et surtout nationaux, pr\u00e9dominent largement. Neuf milliards d\u2019Euros pour des autoroutes, trois milliards d\u2019Euros pour l\u2019a\u00e9roport de Francfort, mais rien pour le rail et des miettes pour la mise en r\u00e9seau des modes de transport.<br \/>\nCompte tenu des risques sociaux et \u00e9conomiques actuels, les initiatives politiques de la Commission Europ\u00e9enne sont totalement insuffisantes. Le plan Juncker ne s\u2019attaque pas aux causes de la faiblesse des \u2019investissements, ni n&#8217;incite \u00e0 changer l\u2019orientation de la politique \u00e9conomique actuelle.<br \/>\nCe qu\u2019il faut c\u2019est une politique volontariste active de r\u00e9industrialisation et une politique d&#8217;investissements publics qui arr\u00eate et inverse la tendance d\u2019effondrement des infrastructures publiques, visible dans de nombreux Etats de l\u2019UE. Un montant \u00e9gal \u00e0 2% du PIB de l\u2019UE, propos\u00e9 \u00e9galement par des syndicats europ\u00e9ens, permettrait de donner une impulsion qui aurait \u00e9galement pour effet de sortir l\u2019\u00e9conomie de de sa stagnation actuelle.<br \/>\nUne nouvelle politique industrielle, s\u2019\u00e9tendant \u00e0 l\u2019ensemble de l\u2019UE, pourrait faire reculer les privatisations massives des derni\u00e8res d\u00e9cennies. Les nouvelles activit\u00e9s pourraient mettre au premier plan des biens publics tels que le savoir, la qualit\u00e9 de vie et de l\u2019environnement, l\u2019int\u00e9gration sociale et la coh\u00e9sion territoriale. Une nouvelle politique industrielle peut devenir un instrument central servant \u00e0 initier la transformation \u00e9cologique, qui r\u00e9duira l\u2019utilisation des ressources nonrenouvelables, qui d\u00e9veloppera les sources d\u2019\u00e9nergies renouvelables et l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, qui prot\u00e8gera les \u00e9cosyst\u00e8mes, les paysages et la biodiversit\u00e9, qui abaissera les \u00e9missions de gaz carbonique et autres gaz \u00e0 effet de serre ainsi que la production de d\u00e9chets, qui \u00e9tendra les pratiques de recyclage et s\u2019opposera aux strat\u00e9gies actuelles de l\u2019industrie agro-alimentaire, y compris l\u2019appropriation incontr\u00f4l\u00e9e des droits de p\u00eache et d\u2019exploitation des sols. Ce qu\u2019il faut, c\u2019est une combinaison entre les activit\u00e9s directes sous responsabilit\u00e9 publique ; celle-ci doit aussi intervenir pour la protection de l\u2019environnement, ainsi qu\u2019une r\u00e9gulation appropri\u00e9e des activit\u00e9s priv\u00e9es, qui comprend la taxation de l\u2019impact environnemental, des incitations positives, la pratique d\u2019acquisitions publiques et l\u2019organisation de nouveaux march\u00e9s.<br \/>\nUn paquet d\u2019investissements europ\u00e9ens pourrait entra\u00eener l\u2019abandon de la politique d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 en Europe. Ce renversement de tendance signifierait de sortir progressivement de la stagnation \u00e9conomique et de commencer \u00e0 r\u00e9duire l\u2019\u00e9norme ch\u00f4mage de masse qui s\u00e9vit dans la plupart des pays membres de l\u2019UE.<br \/>\nEn l\u2019absence de net changement de l\u2019orientation actuellement suivie par l\u2019UE et de politique de renforcement de l\u2019industrie et de la vie \u00e9conomique, nous sommes menac\u00e9s de la poursuite d\u2019une \u00e9volution qui met en danger la coh\u00e9sion sociale, qui continue \u00e0 d\u00e9t\u00e9riorer l\u2019image de l\u2019UE et qui, \u00e0 long terme, met en question son existence m\u00eame. Pour le bien de la majorit\u00e9 de sa population, l\u2019Union Europ\u00e9enne se trouve plac\u00e9e devant l\u2019exigence de s&#8217;attaquer activement \u00e0 cette crise qui la frappe ainsi que ses Etats membres.<br \/>\n<b>Les conditions n\u00e9cessaires pour l\u2019application d\u2019une politique \u00e9conomique et industrielle de nature progressiste, dont les crit\u00e8res et les priorit\u00e9s devront faire l\u2019objet de discussions publiques, sont les suivantes :<\/b><\/p>\n<ul>\n<li>Mettre fin \u00e0 la politique d\u2019aust\u00e9rit\u00e9, dont les cons\u00e9quences sociales sont d\u00e9sastreuses, notamment dans les pays \u00e9conomiquement affaiblis, et qui n\u2019offre pas la moindre base pour surmonter la crise de la dette<\/li>\n<li>Mettre fin \u00e0 la politique des privatisations, qui est pratiqu\u00e9e avec une radicalit\u00e9 toute particuli\u00e8re dans les Etats en crise, qui continue \u00e0 d\u00e9truire les emplois et qui, \u00e0 long terme, sape la capacit\u00e9 publique \u00e0 agir<\/li>\n<\/ul>\n<p><b>Les \u00e9l\u00e9ments et objectifs essentiels d\u2019une politique industrielle europ\u00e9enne de nature progressiste doivent \u00eatre les suivants :<\/b><\/p>\n<ul>\n<li>Renforcement du secteur industriel, sur l\u2019ensemble de l\u2019UE et pas seulement dans les centres industriels traditionnels.<\/li>\n<li>Limitation des d\u00e9s\u00e9quilibres intra-europ\u00e9ens, y compris des balances commerciales. Ces d\u00e9s\u00e9quilibres ont entra\u00een\u00e9 la crise actuelle et emp\u00eachent de la surmonter.<\/li>\n<li>D\u00e9mocratisation des prises de d\u00e9cisions, tant au niveau macro\u00e9conomique que micro\u00e9conomique. Les diff\u00e9rents acteurs devront \u00eatre impliqu\u00e9s beaucoup plus fortement qu\u2019auparavant au plan national, r\u00e9gional et de l\u2019entreprise dans la conception et l\u2019application des initiatives de l\u2019UE.<\/li>\n<li>Cr\u00e9ation d&#8217;emplois \u00e0 dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e permettant de vivre de mani\u00e8re autonome, sans conna\u00eetre la pauvret\u00e9.<\/li>\n<li>Revalorisation du facteur \u00ab travail \u00bb, au moyen d\u2019offres permanentes de qualifications et de possibilit\u00e9s d\u2019acc\u00e9der \u00e0 l\u2019emploi pour la jeunesse qui, souvent, est hautement qualifi\u00e9e.<\/li>\n<li>Durabilit\u00e9 \u00e9cologique, notamment dans le domaine de l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique et des ressources.<\/li>\n<li>D\u00e9veloppement de programmes de recherche et de technologies (Industrie 4.0), ind\u00e9pendamment des exigences de rentabilit\u00e9 financi\u00e8re afin de promouvoir la transformation productive en Europe.<\/li>\n<li>Mise \u00e0 disposition de cr\u00e9dits et mobilisation d\u2019investissements au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019une reconstruction productive, durable, au plan europ\u00e9en, national et r\u00e9gional.<\/li>\n<\/ul>\n<p><b>L\u2019Europe doit regagner la confiance de ses citoyennes et citoyens, au lieu de s\u2019installer dans la stagnation, le ch\u00f4mage et l\u2019absence d\u2019avenir pour les jeunes.<\/b><\/p>\n<h2 style=\"font-size: 12px; \">First signatories of the appeal \u201cRenewing Europe: For a common social and ecological industrial policy in Europe\u201d<\/h2>\n<p>Elmar Altvater (Professor em. of Political Science at the Free University Berlin, Germany)<br \/>\nBernd Belina (Professor of Economics, Goethe University Frankfurt, Germany)<br \/>\nHeinz Bierbaum (Member of the Saarland state parliament, Germany)<br \/>\nJoachim Bischoff (former Member of the Hamburg state parliament, editor of SOZIALISMUS magazine, Germany)<br \/>\nFr\u00e9d\u00e9ric Bourges (trade unionist, France)<br \/>\nCostis Chadjimichalis (Professor em. at Harokopeio University Athens, member of the board of the Nicos Poulantzas Institute, Greece)<br \/>\nAlexis Charitsis (Member of the Central Committee of SYRIZA, coordinator of the energy department of SYRIZA, Greece)<br \/>\nGabriel Colletis (Professor of Economics at the University of Toulouse, France)<br \/>\nBernard Devert (trade unionist, France)<br \/>\nCornelia Ernst (Member of the European Parliament, DIE LINKE, GUE\/NGL, Germany)<br \/>\nTrevor Evans (Professor of Economics at the Berlin School of Economics and Law, EuroMemo Group, Germany)<br \/>\nMarica Frangakis (economist, Member of the Board of the Nicos Poulantzas Institute, EuroMemo Group, Greece)<br \/>\nMatteo Gaddi (economist, Punto Rosso, Italy)<br \/>\nFrancesco Garibaldo (Industrial Sociologist, Director of the Claudio Sabattini Foundation, Italy)<br \/>\nAlberto Garzon (economist, Member of the Congress of Deputies, Isquierda Unida, Spain)<br \/>\nElisabeth Gauthier (transform! europe, France)<br \/>\nThomas H\u00e4ndel (Member of the European Parliament, Chairman of the EP Committee of Employment and Social Affairs, Germany)<br \/>\nLiem Hoang Ngoc (former Member of the European Parliament, France)<br \/>\nJohannes J\u00e4ger (Professor of Economics and head of the Economics Department at the University of Applied Sciences in Vienna &#8211; bfi, Austria)<br \/>\nJ\u00fcrgen Klute (former Member of the European Parliament, Germany)<br \/>\nPierre Laurent (Chairman of the European Left Party, General Secretary of the French Communist Party, France)<br \/>\nPatrick Le Hyaric (Member of the European Parliament, Parti Communiste Francais, GUE\/NGL, chief editor of l&#8217;Humanit\u00e9 newspaper, France)<br \/>\nPaloma L\u00f3pez Bermejo (Member of the European Parliament, Isquierda Unida, GUE\/NGL, Spain)<br \/>\nFrancesco Lou\u00e7a (Professor of Economics at the Instituto Superior Economia e Gest\u00e3o,&nbsp;Lisbon, Portugal)<br \/>\nBirgit Mahnkopf (Professor of European Social Policy at the Berlin School of Economics and Law, Germany)<br \/>\nMarisa Matias (Member of the European Parliament, Bloco de Esquerda, economic affairs speaker of the GUE\/NGL group, Portugal)<br \/>\nMariana Mortagua (Member of the Assembly of the Republic, Bloco de Esquerda, Portugal)<br \/>\nAlain Obadia (President of the Gabriel P\u00e9ri Foundation, member of the Economic, Social and Environmental Council, France)<br \/>\nDimitrios Papadimoulis (Member and Vice-President of the European Parliament, SYRIZA, GUE\/NGL, Greece)<br \/>\nHeikki Patom\u00e4ki (Professor of World Politics at the University of Helsinki, Finland)<br \/>\nMario Pianta (Professor of Economics at the University of Urbino, Italy)<br \/>\nChristian Pilichowsky (trade unionist, France)<br \/>\nViggo Plum (Professor of Economics at&nbsp;Roskilde University, Denmark)<br \/>\nAlbert Recio (Professor of Sociology at the Universitad Autonoma de Barcelona, Spain)<br \/>\nBernd Riexinger (Chairman of DIE LINKE, Germany)<br \/>\nAxel Troost (Member of the German Bundestag, vice-chairman of DIE LINKE, Germany)<br \/>\nMarie Christine Vergiat (Member of the European Parliament, Front de Gauche, GUE\/NGL, France)<br \/>\nHarald Wolf (Member of the Berlin House of Representatives, former Berlin Senator for Economic Affairs, Germany)<br \/>\nGabi Zimmer (Member of the European Parliament and Chairwoman of the GUE\/NGL, Germany)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que la crise continue et que la production industrielle moyenne de l&#8217;UE demeure largement en-de\u00e7\u00e0 du niveau ant\u00e9rieur \u00e0 la crise, le paquet &#8220;Emploi, croissance et investissement&#8221; de la Commission europ\u00e9enne et les mesures annonc\u00e9es par la Banque centrale europ\u00e9enne manquent cruellement d&#8217;ambition pour relever les d\u00e9fis auxquels l&#8217;UE est confront\u00e9e. SYRIZA a re\u00e7u un mandat clair pour contrecarrer la politique europ\u00e9enne de gestion de la crise et proposer un nouveau chemin \u00e0 l&#8217;Europe &#8211; ouvrant la voie vers un nouveau mod\u00e8le de d\u00e9veloppement \u00e9cologiquement durable et socialement utile.<br \/>\nIniti\u00e9 par le d\u00e9put\u00e9 allemand Axel Troost et sign\u00e9 par de nombreux \u00e9conomistes, syndicalistes et politicien-ne-s europ\u00e9en-ne-s, cet appel se veut une contribution au d\u00e9bat sur cette question en Europe.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":10718,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[61],"tags":[],"class_list":["post-20534","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-article"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20534","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=20534"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20534\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":26847,"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20534\/revisions\/26847"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10718"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20534"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=20534"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wwwdev-transform-network-net.sociality.gr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=20534"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}